LE SIDA BUSINESS
Cette
semaine, au Cameroun on célébrait la semaine de la lutte contre le Sida. Ce serpent
de mer que toutes les recherches scientifiques n’ont pas pu jusqu’au jour
d’aujourd’hui éradiquer.
Mais au fait ! Qui à
intérêt à ce que la pandémie du Sida s’arrête ? De l’Etat à travers le
ministère de la santé, des ONG locales, laboratoires, fabricants des préservatifs et autres assimilés, personne ne
profite de la baisse du taux de prévalence ; car plus le taux des malades
du Sida accroît, plus, les moyens financiers alloués à son éradication augmentent.
Résultat, nous nous
retrouvons dans le « Sida business », où pour une petite campagne de
sensibilisation, le montant alloué à la publicité, aux gadgets et moyens de
locomotion (Des grosse Pajero et VX neuves) sont considérables.
Chers
compatriotes, réveillons nous. Le paludisme tue nos enfants, plus que le Sida.
Mais comme il ne rapporte pas autant financièrement, presque personne ne s’y
intéresse. On préfère lutter contre le sida car on sait d’avance qu’on n’arrivera
à rien en ce qui concerne la baisse du nombre des « sideiens », mais
au contraire, nos poches se rempliront.
Le
message du sida ne passe plus. Les campagnes à la télévision et à la radio
n’ont aucun effet sur le public cible. On ne parle plus
« d’abstinence » mais de se « protéger » en utilisant des
préservatifs. Résultat, les jeunes se lancent de plus en plus dans le sexe,
beaucoup plus à cause de ces messages TV/radio. Cela dit, on est entrain de
glisser crescendo en ce qui concerne les mœurs.
Il
faut marquer un temps d’arrêt et faire le bilan de toutes les campagnes passées.
Pourquoi est-ce que le taux de prévalence du Sida continue à s’accroître ?
Je pense que les méthodes de lutte sont obsolètes.
Jeuneration Sud étant un espace de
proposition, je propose une nouvelle approche de la lutte contre le Sida.
Premièrement réduire considérablement
le cachet financier qui est alloué à cette lutte. Car selon moi, c’est cet
argent qui monte sur la tête de ceux qui président ces campagnes car ils finissent
par perdre les objectifs qui leur sont assignés, voilés par l’argent.
En
outre, redéfinir l’approche du Sida dans les milieux ruraux surtout. Il est
inconcevable de voir les agents sur le terrain, démontrant l’utilisation d’un préservatif
à travers un penis en bois. Résultat, tous est bloqué dans la tête. Le sexe en Afrique
et au Cameroun en particulier reste quoi qu’on dise, un tabou. On n’aborde pas les
questions liées au sexe ouvertement de cette façon. Nos dirigeants ont oublié
qu’il faut adapter chaque campagne en tenant compte du contexte et de l’environnent
socioculturels dans lequel on se trouve.
Il faut tous reprendre à
ZERO.
ETUDIANTE EN ANTHROPOLOGIE
UNIVERSITE DE YAOUNDE I
CHARGE DE MISSIONS
JEUNERATION SUD

Commentaires
Facundo le 28/11/2007 à 20:51:15Je salue la qualité de cette chronique qui propose une autre approche de cet épineux problème du Sida. Ce qui est sûr, ma soueur c'est que le mal existe, les faits sont conséquents et maheureux, les opportunismes aussi, car c'est ici qu'on retrouve tous les gros caoitaux pour des maigres résultats. En effet comme tu le dis, et si on essayait d'arrèter avec ce matraquage médiatique qui a mis le sexe sur le devant de la scène, comment voulez vous que les jeunes s'abstiennent si on leur présente le préservatif à tout bout de champs, au lieu de frener l'effet, on a plutôt contribuer à l'accélérer. Bon courage à toute l'équipe de Jeuneration Sud, l'afrique a besoin de telles initiatives pour exister, à bientôt les gars...Fac
Biko le 28/11/2007 à 20:53:36
Cet affaire de sida là! ca donne les mots de tête. Comment faire? Elle est une véritable ménace à la jeunesse Africaine. Chaqu'un devrait contribuer à lutter contre ce sida en parlant de sida avec ses voisins, amis et autres. le bouche à oreille marche à merveille en Afrique.....
@+ les gars
Alino le 09/12/2007 à 23:29:49
Cet article est vrai