ET S’ILS ETAIENT SUFFISAMMENT INTELLIGENTS ?
Avant de l’explorer de fond en
comble, il n’est pas inutile de définir le concept d’une manière générale et
qui convienne, tant sa complexité est susceptible d’égarer plus d’un, surtout
si elle est cernée avec approximation.Aussi l’intelligence peut-elle être
appréhendée dans sa plus grande globalité comme la capacité de
conceptualisation,la faculté d’agir dans l’entendement, conformément à la rationalité
,en marge des risques d’écart de conduite, dans la stricte lucidité,avec
assurance et constructivisme.
Cela implique un choix formel, qui
procèderait d’un fondamentalisme avéré et exclurait notamment tout réactivisme
passionné ou déconcerté.C’est l’aptitude à comprendre, l’esprit de discernement,
une disposition mentale à savoir faire le tri entre ce qui est bon et mauvais,vrai
et faux,utile et futile, libéralisant
et épanouissant,motivant et démotivant, repositionnant et dépositionnant, en
clair, il s’agit de la volonté d’acceptation de ce qui grandit l’homme en tant
qu’il est corps et esprit. D’où l’expression « vivre en bonne
intelligence », c’est-à-dire agir dans le respect d’autrui.
L’intelligence fait ainsi partie des éléments de la raison. Cela
suppose que l’homme, parce que rusé, à même de relativisme, doit être capable
d’ajuster, au quotidien, son comportement.Evident alors de
qualifier d ’intelligent ou de stupide l’attitude,l’état d’esprit général
et généraliste –si lié aux convictions personnelles- d’un particulier,d’un
groupe,d’une communauté,d’une société.
Penser les priorités de l’heure
intéresse –et qui oserait affirmer le contraire ?-l’Afrique, oui, l’Afrique
qui, continent le moins avancé du monde, affiche le besoin impératif
d’intelligences, pour décoller dans tous les domaines, y compris ceux qu’elle
est censée maîtriser, vu ses atouts : l’agriculture, l’artisanat…
Pourrions nous, Africains, nous poser
en intelligents ? Non ! Un non formel et fondé, pour qui connaît un
tant soit peu le déviationnisme patent de l’homme africain.Réfléchir
positivement au sujet des africains ordinaires serait, comme qui dirait, verser
dans de l’imposture qui dé tournerait alors l’attention de l’exigence, comme
pourraient le témoigner nos habitudes…Les africains sont des savants, et qui
l’ignorerait ? Il suffit de voyager dans l’histoire, explorer l’Afrique
profonde pour découvrir l’immense richesse de la sagesse africaine. Ne disons
nous pas vulgairement que « nous connaissons beaucoup de
choses » ? Qu’est-ce qui explique donc notre énorme retard dans le progrès ?
Certainement, il se pose le problème de gestion des vertus de notre intellect.
En Afrique, ce qui est au service
du néant est communément prisé, loué, adoré.
Les débits de boisson semblent
plus fréquentés que des bibliothèques par exemple.Milieux par excellence de perdition ?
Combien de millions d’Africains répondraient par la négative ? Un
camerounais dirait que le « matango »est la solution à tout
problème ! L’Haoussa nigérian en dirait autant pour le « bil bil » !.........
En Occident, les activités
fonctionnent, même nuitamment ; en Afrique, la fatigue reste un prétexte à
la paresse.Le fonctionnaire africain est épris de sommeil, aussi tôt que cela
Semble paraître, au terme d’une
journée de « travail » relativement bâclée. Cyniquement, sans le
moindre sentiment nationaliste ou patriotique…
En Occident, coins et recoins des centres urbains parfument que de rose.En Afrique, c’est
l’inverse ; même les lieux publics des plus en vue puent d’urines, parfois et récuremment de
« selles » .On s’insulte et on s’injurie fluidemment, on se
bagarre au moindre malentendu,…L’écrivain sénégalais n’avait-il pas anticipé en
affirmant avec raison que « l’émotion
est nègre » ?...
Aussi révoltant que tout ceci
puisse paraître, les Africains, et les jeunes, en particulier, « fer
de lance » des nations émergentes, ont obligation absolue d’adopter des
comportements intelligents dans le but ultime de sortir le continent des
« cercles vicieux » l’ignorance,de l’intempérance, de la pauvreté, de
la dépendance, du sous développement, …Au lieu de détourner, de fantasmer, de
regretter continuellement le passé triste, l’intelligence exige au Africains
qu’ils s’arriment au contexte actuel ,qu’ils valorisent leurs
omniscience,l’investissent dans des projets utiles et réalistes .
ENAMA ATEBA Louis Marie,
Etudiant en Histoire des Relations Internationales
Université de Yaoundé I

Commentaires
moi le 09/12/2007 à 22:20:52je pense que vous êtes un peu dure monsieur
Alino le 09/12/2007 à 22:23:22
veuillez relire cet article, vous trouverez vous même des choses à recorriger
Okemba le 11/12/2007 à 18:59:41
Les Africains, comme toutes autres Hommes sur la planète terre sont intelligent. Ce qui leur manque c’est un peu du courage et d’imagination pour sortir de cette torpeur de pauvreté morale et matérielle. La jeunesse Africaine doit canaliser ses énergies et son savoir faire car elle regorge des talents « dépourvu du mythe de l’homme blanc » qui continue à coller à la peau de nos dirigeants.
Vous parlez de progrès. Certes, l’Afrique ne progressent pas au même rythme que l’Europe, mais il progresse qu’a même. Les PIB des nations Africains se sont accrus ces dernières années. Il y a encore des lacunes et incompétences dans la gestion de ce bonus financier, mais avec le temps, nous y arriverons. ET QUAND L’AFRIQUE SE REVEILLERA, LE MONDE SERA À GENOUX
J’apprécie le fait que vous ayez relevé que la forte consommation de l’alcool « matango, bil-bil…, chez les Africains est justement pour noyer leurs soucis, Malheureusement, ces soucis ont appris à nager et demeurent en surface une fois qu’on a repris nos sens.
Mais, est-ce pour autant qu’il faut généraliser ? Ne dis-on pas que « sou comme un Polonais ! » Est-ce pour autant que la Pologne n’avance pas ?
« L’émotion est nègre » Cela est vrai et il faut en être fière, car l’émotion ne fait presque plus partie de ce monde. Nous agissons presque comme des robots. Cette émotion que vous dénigrez tant est l’une des contributions des Africains à la mondialisation.
I believe in Africa...
afrik le 13/12/2007 à 23:02:39
j'apprécie assez le commentaire de mon ami Okemba, je crois qu'il a mieux compris ce texte que moi. Les africains sont des êtres respectables, monsieur. C'est pour cela qu'on trouve encore ici des valeur que nous apellons fondamentales, et qui manquent cruellement à ce mnde trop viré vers le gain
MERLIN BOUQUET le 18/12/2007 à 15:12:18
les réactions des uns et des autres traduisent les attentes nées de l'idée de publication de ce document.L'imagerie populaire africaine admet comme insencé et repréhensible ce qui sort de l'ordinaire.Et les crises sociales et humanitaires qui empoisonnent le continent grevent considérablement la recherche.Est-ce pour autant une raison valable pour refuter une analyse conceptuelle des plus crédibles?Que non.Il suffit de méner une étude scientifique et impartiale du terme intelligence et vous comprendrez la consistance de ce travail.L'intelligence rime sans coteste à la raison.La documentatin classique et virtuelle en dit tout.Sinon pouquoi ne diriez-vous pas des animaux qu'ils sont intelligents,si tant est qu'ils agissent par intuition?Loin de choquer ou de ridiculiser la valeur de l' Africain,l'objectif majeur de la présente discussion est de faire comprendre à un public plus large que l'intelligence est acquis à l'Homme.Elle nécessite cependant d'etre entretenue par une adaptation permanente au tempt et au cadre de vie.Toute chose qui n'est possible que dans un environnement décent,propice à l'éclosion de la moralité et de l'étique .Car le monde est assis sur l'intellect.L'Afrique doit donc se singulariser sur le déploiement poussé et motivé de ses éminences grises.
Corali le 22/12/2007 à 23:12:05
Ils sont intellegents monsieur, les africains sont très intelligents, en revanche, essayez de voir si VOUS même vous êtes intelligent, et si vous étiez un de ces intellectuels qui naviguent dans l'irréel?