LE LMD EN OEUVRE

UINIVERSITE DE YAOUNDE I :

LE LMD EN ŒUVRE

 

         Le système  LMD (Licence Masters, Doctorat) ne fait plus de doute à ll’Université de Yaoundé I. Y ont accès exclusif, les étudiants réunissant les conditions d’excellence et d’émergence : avoir  une moyenne minimale de 12/20 au cycle antérieur ou, à défaut, être âgé de 21 ans au maximum.Objectif ? Redonner à l’Université ses lettres de noblesse en faisant d’elle un cadre de formation professionalisante, apte à booster l’employabilité de l’étudiant camerounais.

            L’adoption du système LMD au Cameroun fait suite à la résolution des pays d’Afrique Centrale de s’arrimer à la donne académique internationale qui stipule le principe de la professionnalisation des études universitaires. Il s’agit pour les pays de la CEMAC de rendre opérationnels sur le marché de l’emploi national et international des produits des Universités d’Etat nationaux. Ainsi, un diplômé de l’Université de Yaoundé I sera à même de scruter avec optimisme et assurance le terrain professionnel au Cameroun et à l’étranger.  Par ailleurs, il  ne sera plus question d’initiation ou de se soumettre à une année  préparatoire en cas de transfert d’une Université à une autre ; l’étudiant camerounais, puisque modelé sur la base des standards internationaux, pourra librement s’inscrire dans des instituts et établissements étrangers dans la limite des principes des quota d’immigration fixés par tout pays couru.

            Adopté à l’unanimité des Ministres de l’enseignement supérieur des  Etats membres, le système LMD fut rendu opérationnel fin 2006 lors de la  rencontre de l’Université de Yaoundé II/Soa. L’objectif majeur est de réduire au maximum le chômage des diplômés du supérieur, c'est-à-dire réaliser, selon le Professeur Jacques Fame Ndongo, «  le défi un étudiant, un emploi ».

            Au Cameroun, ce nouveau système s’applique selon un calendrier décidé par l’administration de chaque établissement. Et pour cause, le processus de réajustement des  programmes académiques, des conditions d’enseignement et d’études, et de recyclage  des l’enseignants-condition d’une opérationnalisation effective du système- prend effet parfois avec beaucoup de retards.

            Difficile donc de comprendre la célérité de l’Université de Yaoundé I dans la mise en oeuvre du Système quand on connait l’afflue massif  d’étudiants dont elle fait l’objet et la multiplicité des difficultés et des  dysfonctionnements  auxquelles elle est confrontée : d’énormes déficits en ressources humaines et en équipements, lourdeurs administratives, « salaires indécents » des enseignants qui les confine à la démotivation, etc.

La raison est pourtant évidente : la venue du recteur Doroty NJEUMA. Ayant fait ses preuves à l’Université de Buéa, la « dame de fer »affiche clairement son ambition de redonner à la « mère des universités du Cameroun » sa réputation d’antan.  Cela passe évidemment par la réfection des équipements existants et l’incitation à l’excellence académique au moyen de l’introduction  du système de bourses et la rigueur dans l’admission en cycle masters et doctorat (obtention de la  note  12/20).

 

L’opérationnalisation du système ne semble pas faire l’unanimité au sein  de l’établissement. L’application spontanée du LMD à l’Université de Yaoundé I, pensent certains confrères, Procède d’un copiste béant. Une telle résolution, poursuivent-ils, devrait rencontrer une disponibilisation à temps des équipements conséquents et des ressources humaines fiables, ainsi que le recyclage systématique des  enseignants et une refonte presque totale du contenu des programmes d’enseignement.

            Le système LMD fait naître une préoccupation fondamentale : si tant est que certaines institutions de formation professionnelles ( ESSTIC, IRIC, ENTP, ESP) ne garantissent pas toujours  un accès direct à l’emploi, il est évident que les facultés concernées par ledit système( Faculté des lettres,Faculté des Sciences) sensées dispenser une formation générale ne pourront-si rien n’est fait-  qu’accroître le   chômage, Le chômeur étant toute personne ayant une qualification professionnelle, mais qui  n’arrive à s’insérer dans le marché de l’emploi.

                LOUISMARIE ENAMA ATEBA



Article ajouté le 2008-01-27 , consulté 44 fois

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