VOLTE FACE DE L’ENVIRONNEMENT
Cela ne saurait être un secret de polichinelle. Notre environnement évolue de manière dégradante. Aucune région du monde n’en est épargnée. Du Nord du Sud, de l’Est à l’Ouest, les hommes qui, des décennies durant, vivaient en harmonie avec la nature, commencent à en subir des frasques. Les causes ne sont pas à chercher ailleurs : la voracité humaine pour les découvertes et la quête permanente du bien – être.
Constitué d’un agrégat fait de l’eau, l’air, la nature, la flore et la forêt, notre environnement paye cher l’égocentrisme des hommes .Les responsabilités sont dispaches tant au niveau individuel qu’au niveau étatique. Il est important de savoir que chaque fois que nous nous permettons,de manière consciente ou inconsciente, de jeter les ordures hors des poubelles, nous portons un coup « fatal » à notre environnement. Lorsque l’ Etat ne met pas un accent sur le traitement des déchets, c’est également un crime contre l’environnement.
Les conséquences de ce laxisme ne se font pas attendre : des catastrophes naturelles sans précédent. Illustrations, la pollution atmosphérique et hydrique qui entraîne des sècheresses poussées, le réchauffement effréné de la planète lié à l’émission continu des gaz à effet de serre, les cyclones, des tempêtes, les tremblements de terre, les marées hautes.
L’Afrique considérée comme le « sexe faible » de la planète, malgré son niveau très bas d’industrialisation, présente un environnement en forte détérioration, comme peuvent le témoigner les dépôts massifs des déchets toxiques issus des industries occidentales. La fébrilité des « grandes puissances » avec leurs cohortes d’experts scientifiques est très grande, lesquels experts veulent à la fois le beurre et l’argent du beurre. Une sorte de politique de l’autruche mise en exergue ici et aveuglés par la quête du prestigieux palmarès de première puissance, d’une position honorable ou de l’éligibilité dans le G11, des pays les plus industrialisés de la planète qui foulent au pied des règles de la conservation et de la protection de la nature et de tous ce qu’elle comporte comme richesses.Le capitalisme à outrance ayant acquis la prépondérance à une échelle supérieure,ayant pris le pas sur la gestion rationnelle de ressources naturelles.
Et pour preuves, les résolutions prises lors des multiples réunions, rencontres, conventions adoptés à propos et les congrès internationaux sur l’environnement restent parfois lettre morte. Quelques d’illustrations :
la convention de Vienne (1971) ;
- la convention de Rio (1992) ;
- Le protocole de Montréal (1987) ;
- Le protocole de Kyoto (1995) ;
-le sommet mondial de Johannesburg 2002 ;
-la convention de Bali sur les changements climatiques.
Les estimations actuelles attestent que l’élévation de la température passera de 0,2 à 0,6°C en 2050. L’avancée fulgurante de la désertification provoquera une forte déforestation qui suscitera une baisse drastique de la productivité agricole de l’Afrique, soit 50% au total.
En l’état actuel de notre
environnement, il y a lieu d’être pessimiste : l’on l’achemine vers une sorte d’Apocalypse environnemental
incommensurable. Ce qui interpelle les Etats à une coopération mutuelle
efficiente qui tarde à se concrétiser
et à une réelle volonté politique de la communauté internationale et des
sanctions sans complaisance de L’ONU contre ces états moralisateurs qui prêchent par le mauvais exemple.
L’efficacité des actions à mener est aussi à relever afin de pallier à une éventuelle volte – face de
l’environnement.
Quelques membres de Jeuneration Sud cheminant dans la nature
GISCARD AYISSI,

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