prostitution en milieu Scolaire
D’une façon globale, la prostitution est une activité
qui consiste pour un individu à se
livrer à des plaisirs sexuels d’une personne tierce contre rémunération. En
raison de la frénésie et l’ampleur que prend le phénomène, les pouvoirs publics
en on fait une préoccupation majeure avec en perspective sa réduction
significative a un horizon plus ou moins proche. Qu’elle n’est donc pas la
surprise et la stupéfaction générales
quand il est clairement établi i que la prostitution gagne du terrain en milieu
scolaire ?
La prostitution, dans les établissements scolaires,
touche aussi bien l’enseignant que l’enseigné. L’enseignant y va en tant que
acteur passif. Sa complicité entre en
jeu, principalement dans sa méthode d’évaluation sommative. L’arme fatale du
« prétendant » est la distribution gratuite des notes aux courus :
c’est le phénomène terrifiant des « notes sexuellement
transmissibles ». L’élève quant à lui, n’est pas à dédouaner de toute
responsabilité, tant, le plus souvent, il passe pour être soit l’entremetteur, soit le prétendu. Aussi fait-il
figure de «10», a l’image de se footballeur qui officie comme milieu de
terrain, particulièrement offensif, comme
quoi il régente avec délicatesse la collaboration entre les
partenaires officieux.
L’attitude des jeunes filles, souvent en position de
cible, est pour beaucoup dans la recrudescence de la prostitution en milieu
d’apprentissage. Il suffi d’une mine enchantée ou des « Yeux
Doux » pour que le petit prétendant « tombe sans glisser ». La
jeune élève, dit- on, se voit « affirmer sa féminité » et projette
alors devenir « une dame de fer » Autrement, elle plongerait dans un
« chômage sentimental » profond qui l’éloignerait alors d’une
réussite matrimoniale ultérieure.
Toutes choses qui ne poseraient pas de problème si elles étaient sans
impact négatif sur le devenir des
concernés : les échecs massifs aux examens et concours ; la
déperdition scolaire ; l’expansion
du VIH – SIDA ; les mariages précoces avec leurs sempiternels
corollaires ; le recul de la respectabilité des enseignants, la délinquance
des jeunes en générale, etc.
La nécessité de l’éradication de la prostitution ou la limitation, au maximum de son impact, reste, pour ce fait, prioritaire. Il convient pour les acteurs, de céder positivement à son abandon. Le rôle des pouvoirs publics se réduirait ainsi à prendre des décisions politiques nécessaires allant de la répression systématique à l’amélioration des conditions de vie de tous, tant,, parmi les causes majeures du phénomène, figure, en bonne place, l’absence de financements conséquents du système scolaire. Ainsi préparera–t-on un Cameroun de demain en net progrès, projet dont le succès est conditionné par le perfectionnement et la révolution de la mentalité sexuelle des jeunes, « fer de lance de la nation ».
Jean
André ESSENGUE
Classe de l’élève 4e
AC

Commentaires