Solitude ou Mélancolie
Je venais d'arriver à Paris et j'avais tout pour être heureux. Tout ce dont j'avais rêvé, de ce paradis terrestre, m'était donné à portée de main. La vie m'offrait subitement ce qu'elle a de meilleur pour un épanouissement total, pourtant je n'étais pas heureux. J'avais le cœur, lourd d'une tristesse inexplicable, un sentiment d'abandon, de solitude un vide étrange m'entourait et me rendait mélancolique.
Il était minuit pile, ce soir là, je me levai pour admirer la ville, de nuit, de loin. J'envoyai mes yeux aussi loin qu'ils pouvaient voir, j'imaginai mon village, la bàs au bout de lumières dans ce silence noir et lointain, cette autre partie de la planète, cette nature sauvage qui avait tant de fois abritées mes peines, mes espoirs, mes joies ; oui, des joies simples, des gestes modestes mais pleins de chaleur, des rumeurs non vérifiées qui nous faisaient rire aux éclats, des empoignades, des cadeaux symboliques qui nous inculquaient les vraies valeurs de la vie. Je me mis à penser à mon Afrique, cette terre ou la sympathie est obligatoire, car tout le monde connaît tout le monde. Ce continent ou l'homme est la plus grande richesse, l'Homme, dans sa précarité, ses défauts, mais aussi et surtout l'homme, dans ce désir permanent de s'occuper, soutenir et aider l'autre Homme. Cet homme pour qui tout autrui est frère me manquait et cette absence m'angoissait énormément.
Image du quartier mbankolo, à yaoundé (cameroun) où siège l'Association. uns sembiose entre la nature et l'homme. C'est aussi cela l'Afrique

Commentaires
PACO le 22/04/2008 à 13:47:46Pourquoi ne pas proposer autre chose?